École nomade, voyage dans le désert Mongol

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L’école nomade des Mongols du désert de Gobi, en Mongolie-Intérieure. Dans mon roman, la voie de l’errance, je décris les peuples éleveurs de chameaux, chevaux et brebis. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs coutumes et quels problèmes rencontrent-ils aujourd’hui.

L’histoire de Naranbaatar, un jeune garçon épris de liberté, de la Mongolie du Sud en passant par le Tibet et le Népal, commence dans le désert chinois balayé par le vent chaud ou froid du Gobi.


École nomade : le désert de Gobi

Les Mongols appellent le Gobi « le territoire sans eau ». Les Chinois le nomment « la mer sèche. »

Le désert de Gobi, immense, aride et glacial en hiver, contient peu de sable. Il est couvert principalement de prairies et de roches. Il est loin d’être plat. Les montagnes côtoient des vallées, rivières, petits lacs, buissons ou oasis où se lovent des gazelles, chameaux, chevaux, ânes, chèvres, serpents et léopard des neiges. Dans les hauteurs montagneuses, le bouquetin et l’ours. L’aigle et les oiseaux migrateurs survolent le désert. La flore est adaptée au climat semi-désertique, tels l’armoise et le saxaul.

La lune sous le ciel bleu

Le plus grand désert d’Asie (le cinquième du monde), un long bassin, se trouve sur la route de la Soie ; une voie commerciale de la chine à la Méditerranée empruntée par les guerriers de Gengis Khan.
Le désert grandit chaque année. Il est composé de falaises, canyons et de quelques dunes.
Le train traverse le désert, d’Est en Ouest, ainsi que des autoroutes.

Les yourtes sur l’herbe verte


Quelques nomades éleveurs y vivent en quasi autarcie dans des yourtes isolées les unes des autres. Au gré des saisons, ils produisent de la viande, des dérivés du lait et de la laine pour le cachemire. Les équins sont les compagnons des enfants, dès leur plus jeune âge. Les violonistes utilisent pour leur archet le crin de cheval. Les jeux de compétition et les fêtes soudent les clans ; l’éducation des petits relève de la femme et des grands-parents.

Le froid et la neige

Des épisodes neigeux sans précédent et des chutes spectaculaires de température qui déciment les troupeaux. Les Mongols nomment ces phénomènes climatiques le Le phénomène climatique le « dzud » ou « désastre» Il survient après un été caniculaire, tous les dix ans. Mais, il est de plus en plus fréquent.

École nomade : l’élevage

L’élevage d’environ cinq espèces, les museaux chauds (chevaux et moutons) et museaux froids (yaks, chameaux et chèvres), demande un soin intense. Les nomades doivent se déplacer fréquemment selon l’état des pâturages et la santé du bétail. Le parcours est sensiblement le même d’une année à l’autre.

Pasteurs

L’été, les familles choisissent la proximité d’une rivière ; alors qu’en hiver ils se placent à l’abri du vent. Elles prélèvent sur leur troupeau la viande, le lait, le cuir, la laine pour le feutre et les vêtements. Les chevaux et les chameaux servent au déplacement du campement.

Activités

À l’intérieur des yourtes ou à proximité, les mères de famille, outre l’élevage des enfants, traient les chamelles, juments ou brebis, plusieurs fois par jour, et confectionnent le fromage. Le lait sert aussi pour la crème et l’alcool, tel l’Airag. L’homme garde les bêtes contre les attaques du loup et entretient le matériel.

Habitat

Le nomadisme ne permet pas aux Mongols d’accumuler trop de biens. Leurs habitations légères sont chauffées par un poêle. Ils y dorment à quatre environ.

Alors que les pasteurs mongols transportent leurs yourtes et conduisent leur bétail, les agriculteurs chinois, en forte augmentation, vivent dans des maisons en briques dans les vallées. Le sel, le charbon et autres minéraux constituent quelques ressources naturelles.

https://www.globe-trotting.com/post/desert-de-gobi-mongolie

École nomade : culture


Durant leur errance involontaire, les trois enfants trouveront de l’entraide auprès des chamans et des lamas des contrées traversées. Comme dans leurs familles, mélangées de cultures chamaniques et bouddhistes, ils vont se faufiler entre ces deux mondes ; un chant aux esprits va les guider sur leur voie unique. Appelé par la montagne, Naranbaatar va rencontrer son animal totem. Puis il va revenir à la destinée qui lui avait été tracée.

Habits

Les pasteurs mongols se vêtissent traditionnellement d’une robe en soie (deel) à col haut, boutonnée sur le côté, colorée, rembourrée, doublée de peau l’hiver et attachée par une ceinture. Ou bien un manteau plus léger l’été. Leur robe sont marquées ou stylisées en fonction des clans, tribus ou groupes ethniques. Dessous le deel, ils portent un pantalon et une chemise. Ils se chaussent de bottes en cuir, ou en feutre l’hiver, relevées sur les orteils. Le plus souvent, comme en ville, ils s’habillent comme leurs concitoyens.

École nomade : coutumes

Dans mon roman le jeune nomade va traverser les cinq éléments communs aux Chinois, aux Mongols et aux Tibétains. Il va suivre la Grande Ourse et l’étoile polaire, le piquet d’or.Il va retrouver les chants, les légendes et la musique de son enfance. La musique anime en effet le quotidien de son clan. Elle berce les bébés et guérit les animaux ; elle est une langue commune à ces peuples autrefois rivaux ou unifiés.

Religion

L’univers de Naranbaatar est teinté de bouddhisme et de chamanisme ; pour l’un de ses camarades, d’athéisme. Des temples et des monastères bouddhistes cohabitent avec des cérémonies chamaniques.

Rassemblements

Les fêtes rassemblent les nomades : le Tsagaan Sar ou nouvel an , le Naadam en juillet, la première coupe de cheveux des enfants entre deux et cinq ans. Lors des grands rassemblements, tournois, courses de chevaux, tires à l’arc et luttes se côtoient.

École nomade : les peuples

Peuple nomade depuis des siècles, les Mongols ont réussi à conserver ce mode de vie traditionnel malgré la modernisation et la sédentarisation.

Tribus

Dans mon roman, Naranbaatar est tchakhar et Barga par son père, khalkha par sa mère (l’ethnie majoritaire) ; dans ses gènes sont présents une partie des vingt-cinq ethnies de Mongolie. Bien que le nom de la province fait honneur à leurs ancêtres, les Mongols sont minoritaires dans leur propre pays. Comme au Tibet, la politique d’immigration renforce régulièrement la majorité han.

École nomade : histoire

L’histoire de la Mongolie-Intérieure concerne la république de Mongolie et, de façon générale, la grande Mongolie historique de Gengis Khan.

Conquêtes

Pour contrer les tribus nomades, tels les Huns https://fr.wikipedia.org/wiki/Huns , les Mandchous https://fr.wikipedia.org/wiki/Mandchous et les Mongols, la Chine construisit la Grande Muraille https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Muraille . En vain. Elle dut composer avec plusieurs peuples nomades. Bien plus tard, après avoir rassemblé les tribus mongoles et soumis les clans nomades, Gengis Khan conquit la Mandchourie, dont la Mongolie-Intérieure faisait partie, puis il s’avança jusqu’à Péquin.

Séparation

La Mongolie du Nord et du Sud évoluèrent de façon autonome. Le Nord devint indépendant avant la première guerre mondiale, alors que le Sud lia son sort à la Mandchourie. Pour devenir une république populaire, puis une région autonome de Chine.

École buissonnière nomade : résistance

Dans mon roman, je décris la résistance des nomades à l’assimilation par l’école obligatoire où l’on parle le dialecte han (ethnie chinoise), où l’on enseigne l’histoire, la culture et le patriotisme national chinois.

Répression

De façon générale, les tentatives de préserver la langue et la culture mongole dans les institutions sont sévèrement réprimées.

https://observers.france24.com/fr/asie-pacifique/20210901-chine-mongolie-int%C3%A9rieure-assimilation-culturelle-ouighour

Industrialisation

Malgré la rareté des ressources minérales exploitables, on extrait du sel, du charbon et des minerais de métaux légers. La croissance démographique des villes, l’extraction des terres rares, la fabrication d’engrais polluent les eaux et érodent les sols.

Changements

Les nomades luttent quotidiennement contre la sédentarisation planifiée par le gouvernement et les effets du changement climatique.Leur résistance se résume à l’adaptation progressive pour maintenir un mode de vie qui est l’essence même de ces contrées.

L’autre Mongolie


La république de Mongolie, au Nord, est peuplée de 30 % de nomades sur trois millions d’habitants, donc la moitié résident dans la capitale Oulan-Bator.

Jean-Luc Bremond

Je suis né en 1964, dans le Nord de la France. Dans les grands espaces ventés du haut Languedoc, où j'exerce le métier de paysan boulanger et de potier au sein d'une collectivité, j’écris des histoires qui se déroulent principalement dans le passé, la racine du présent. Passionné de nature et de danse, je suis également praticien d'hypnose,

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